Plus d’un quart des agressions ciblant les acteurs crypto en 2024 ont eu lieu en France. Une statistique alarmante qui illustre la montée inquiétante des violences contre les entrepreneurs du secteur. En réponse à cette crise sécuritaire, le gouvernement a publié un décret permettant aux dirigeants de dissimuler leurs adresses personnelles dans les registres publics. Une mesure d’urgence face à une menace devenue systémique et globalisée.
Une vague d’enlèvements qui fait trembler la sphère crypto
Depuis le début de l’année, le secteur des cryptomonnaies est la cible d’attaques violentes, de séquestrations et de demandes de rançon, souvent menées avec un haut degré de sophistication. La France, qui se positionnait jusqu’ici comme une place montante dans l’écosystème européen des cryptoactifs, se retrouve aujourd’hui désignée comme un terrain particulièrement vulnérable. Plus de 25 % des kidnappings recensés en 2024 y ont été perpétrés, un chiffre qui alerte autant les autorités que les investisseurs internationaux.
Ce climat de tension s’est cristallisé autour de plusieurs affaires impliquant des figures du monde crypto, victimes de ciblages directement liés à la divulgation de leurs données personnelles. Les registres du commerce, accessibles publiquement, ont joué un rôle central dans la traçabilité des dirigeants d’entreprises blockchain, facilitant ainsi leur localisation par des malfaiteurs organisés.
Face à la gravité de la situation, le député Paul Midy a proposé en juin une loi visant à autoriser les dirigeants à dissimuler leurs adresses personnelles dans les documents officiels. Le texte a rapidement trouvé un écho favorable au sein de l’exécutif, qui s’est mobilisé pour une mise en œuvre accélérée.
Une réponse législative inédite pour endiguer la menace
Le décret, publié le dimanche 24 août, entérine désormais cette possibilité d’ »occultation des adresses personnelles » dans les bases de données du Registre du Commerce et des Sociétés. Ce changement réglementaire permet aux chefs d’entreprise, particulièrement exposés dans les milieux sensibles comme les cryptoactifs ou la cybersécurité, de protéger leur vie privée et leur intégrité physique.
Cette mesure, portée par la ministre Olivia Grégoire, en coordination avec Gérald Darmanin, Éric Lombard et Véronique Lowagie, s’inscrit dans une dynamique plus large de sécurisation de l’écosystème entrepreneurial français. Un guichet unique sera mis en place pour simplifier les démarches de suppression d’informations personnelles disséminées sur le web. L’objectif est clair : mettre un terme à la facilité d’accès à ces données désormais considérées comme stratégiques.
Par ailleurs, les autorités judiciaires françaises ont récemment mené une opération de démantèlement d’un gang criminel actif depuis 2023, à l’origine de plusieurs enlèvements de personnalités crypto. Son chef présumé aurait opéré depuis le Maroc. Cette action démontre la capacité de réaction de la justice, mais elle souligne également la nécessité d’agir en amont, par la régulation et la protection numérique, pour ne pas simplement subir les conséquences de l’insécurité.
Conclusion:
Avec ce décret, la France envoie un signal fort : elle refuse de laisser ses entrepreneurs à la merci de groupes criminels bien informés. En adaptant son arsenal législatif, elle entend sécuriser un secteur stratégique en pleine croissance, sans freiner l’innovation.
Reste à voir si cette mesure inspirera d’autres pays confrontés à une montée similaire des violences ciblées. La cybersécurité physique des dirigeants est-elle le nouveau champ de bataille de la tech mondiale ? La question mérite d’être posée.
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